Le téléphérique de Constantine (part one)

Publié le par Simsim

Véritable attraction aux premiers jours de son inauguration, aujourd'hui c'est un moyen de transport agréable et rapide. Les gens se parlent plus facilement dans une des cabines du téléphérique que dans le bus. Souvent, on me dit qu'on le prend pour aller travailler le matin et commencer sa journée avec de belles vues sur la vieille ville de Constantine. C'est égayant !
Il est également le sujet de recherche dans plusieurs universités d'architecture à l'étranger. Je vous le fais visiter, j'espère que vous n'avez pas le ... mal de mer !!


Du fait qu'ils travaillent dans une institution nouvelle et moderne, les employés sont plus sympas, les vendeurs de tickets spontanément souriants, et les controleurs également. Il faut dire aussi qu'ils voient beaucoup de touristes, beaucoup de gens qui ne viennent que pour faire un tour en téléph. 
J'ai oublié de prendre en photo l'entré de la première station.  


 
Au tout début, et il faut dire que j'ai hésité longtemps à l'essayer, les gens se faisaient des petits coucou de cabine en cabine. Ils étaient tellement contents d'essayer le téléph pour les premières fois, ils exploraient une nouveauté de leur ville, et être accroché au ciel les rapprochaient et excitaient.
Aujourd'hui, ils passeraient pour des cons s'ils se faisaient des signes de la main.
Ceux là me regardaient d'un air attendri "Oh une petite touriste qui prend des photos de notre téléph !!", et à la sortie de l'autre station, me voyant porter un appareil photo,  plusieurs m'ont demandé mes impressions.
Eh les gars, je prends le téléph parfois tous les jours !!


De la première station à la deuxième, on "survole" un quartiers des faubourgs de la ville.
Les algériens sont très pudiques, excessivement pudiques, et érigent très souvent des murailles de Chine des barrières visuelles entre la rue et leur jardin.
Le téléphérique est aujourd'hui venu pour leur ôter ce complexe du regard des passants. Souvent, on voit des gens déjeuner dans leurs jardins quand il fait beau. On ne les verrait jamais si on passait dans la rue devant chez eux. Il y a aussi pas mal de maisons avec de petites piscines, j'en avait été étonnée la première fois que j'ai vu ça !
Voyeuses, voyeurs, préparez vos yeux, c'est bientôt l'été ! 

  
Lycée Beskri, autrefois lycée des élites. Très beau, fait de pierres, je connais pas très bien son histoire, mais la fille du directeur m'a promis de me le faire visiter dans pas longtemps. Je vous en dirai plus une autre fois, c'est mieux que de vous raconter des bêtises, aujourd'hui.   
Désolée pour la buée, il faisait très humide ce jour là.


L'inénarable immeuble "Picasso", appelé ainsi pour toutes les couleurs qu'on voit sur ses autres façades, celle là étant la plus "gentille".
Ces bus poussiéreux qui font la chaîne sont ceux du COUS, les oeuvres universitaires sociales. 
L'hosto n'est pas du tout loin, d'ailleurs on en voit un petit bout à l'extrême gauche de la photo. 


De la cabine, on voit aussi la grande mosquée de l'Emir Abdel  Kader, le pont de Sidi Rached, l'éternel chantier du parking multi-étanges, et la gare tout à fait en bas à gauche.  Il manque plus que la statut de Constantin derrière la brume ! 

  
De la première à la 2e station, ça prend environ 4 minutes et demi. Je l'avais chronométré il y a un bout de temps, quand je prenais le téléph tous les matins pour aller à mes stages à l'hosto, le CHUC, dont on voit toujours un bout vers la gauche.
La villa est une institution publique d'agriculture, je crois. Ca me rappelle combien l'Algérie, au lendemain de l'indépendance, était pauvre, avec tant de villas coloniales vidées. L'état s'était accaparé les plus grandes pour s'y installer et pouvoir fonctionner. D'autres avaient été offertes en ambassades et consulats aux pays frères.
Pour les plus belles, c'est une autre histoire ...


Deuxième station, accrochez vous, ça va freiner !!


La majorité de ceux qui descendent ici se dirigent vers l'hosto, comme moi, qui allait voir une amie au service de la galénique, ce jour là.
Je vous ferai visiter une autre fois la seconde partie du chemin du téléphérique, celui qui passe au-dessus du grand vide, paralèllement au pont Sidi M'cid. 
Et là, il faut vraiment pas avoir le vertige ! 


Je vous laisse avec la dernière photo de la vieille ville qui s'offre à la vue des passagers.  

Publié dans L'image Parlante

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karim 01/05/2009 18:36

on ira faire un tour

Fayçal 19/04/2009 14:56

Merci pour ces photos qui m'ont données le mal de "Bled", une année déjà loin de Constantine.

Merci encore

islem 27/03/2009 22:10

vraiment impréssionan ...simisim je croi ke tu dit changer de proféssion je te vois mieux comme auteur k autre chose .............ps j ai aimé la partie des picine é des voyeurs

JO 20/03/2009 02:47

vraiment impressionnant
cordialement
jo

Urga 16/03/2009 05:27

C'est comme si on y était ....


*urga