Si tu as besoin de quelque chose, et que ça te tiens à coeur, je suis là, ne t'inquiète de rien ... appelle moi, et je te dirai comment t'en passer !

Publié le par Simsim

Je ne sais pas pourquoi les lois algériennes ne s'intéressent jamais à l'état actuel des choses, la situation financière du peuple ou les besoins de la société...etc.
Quand la crise économique sonnait à la porte du monde, notre cher premier ministre, l'adorable Ahmed Ouyahia aimé de tous, avait trouvé le moyen dès sa nommination, d'ajouter de nouvelles taxes, celles des voitures neuves.
On ne comprends même pas pourquoi, et à quoi répond cette lois, édité pendant que le peuple crève de faim et que l'état se gave de dollars à l'odeur pétrolière.

On interdit à Constantine des stations de taxis, sans en créer de nouvelles. Au centre ville par exemple, bah il n'y a nulle part où un taxi pourrait prendre des passants, sans se prendre une amende. Et allez jouer à cache-cache avec la police de la circulation !!

Et puis, comble de misère, comme si la justice ne coûtait pas suffisamment cher, entre frais d'avocat et chippa pour magistrats, le ministère de la justice a trouvé le moyen de réduire les plaintes au niveau des commissariats et avoir moins de dossiers sur les bureaux des tribunaux et des cours. On a compliqué le code de procédure, qui est devenu une vrai jungle, car on s'est mis à :  
- exiger des actes notariés entre client et avocat pour permettre à ce dernier de retirer certains papiers au nom de son client, comme la grosse. Vous savez combien coûte un acte devant le notaire ?
Puis on a révisé la loi et supprimé.
- exiger la traduction en langue arabe de toute pièce constitutive d'un dossier juridique, y compris une simple facture ou un bail de location. Puis, on a révisé la loi, et on a dit qu'on pourra traduire uniquement une seule pièce qu'on considère comme étant la pièce maîtresse du dossier ... ?
Qu'est-ce qu'on entend par là ? Personne ne le sait.
Et allez savoir en plus de ça, pourquoi on n'exigerai pas plutôt des grandes enseignes publiques que toutes les factures soient en français (Sonelgaz, Algérie Télécom ...), les actes notariés également, et les billets d'avion, surtout ceux des vols nationaux.

Je ne comprends pas, mais vraiment pas du tout le pourquoi de ces nouvelles lois qu'on manie chaque semaine, comme si on n'avait que ça à faire.
C'est vrai qu'on a voulu arabiser tout le système, y compris la justice, arabisation qui s'est faite de façon si rapide, que l'ancienne génération des avocats et autre intellectuels du pays, se retrouve avec le temps un peu largué face à une langue, qui est certes la nôtre, mais qu'ils n'ont jamais étudiée, faute de l'occupation française.
L'arabisation, et tout le monde le sait, a été plutôt revencharde qu'autre chose. C'était une façon d'expulser la France une seconde fois du pays, en tournant le dos à sa langue qui aurait pu être la seule richesse que nous a laissé l'Héxagone : une langue vivante parlé de tous. 

Mais pourquoi ne plus accepter aucune pièce sans sa traduction en arabe au sein d'un tribunal ? Pourquoi réviser la loi quelque temps après ? A quoi répond cette loi ? A quel besoin de la société ?
Et on n'avait que ça comme problème en Algérie, les pièces en langue française ?
On aurait dit que quelqu'un s'ennuyait dans les hautes sphères du pays, alors il avait décidé de compliquer les procédures juridiques, on imposant des frais supplémentaires, en plus des chippas, les frais de notaires et de traducteurs assermentés, ce qui peut s'élever à plus de 10 000 Dinars, dans les dossiers un peu compliqués.  


J'ai pensé à tout ça aujourd'hui, en allant chercher le pain chez notre boulangerie préférée, La Régina. On marchant sur le trottoire, en plein Didouche Mourad, les immeubles m'ont éclaboussé comme à l'accoutumée et comme celà se passe partout à Alger et en Algérie en général : les climateurs, installé à l'extérieurs laissent s'échapper quelques gouttes qui, au lieu d'être récupérées par un système installé à cet effet, tombent sur les passants dans la rue.

Quand j'ai constaté que l'immeuble me larmoyait dessus, je me suis éloigné et essuyé la joue en pestant un peu contre la situation, et un passant m'a lancé
:
 *  ختي، راه كاين شيخ من الفوق قاعد يبول على الطاقة
 - Oué, c'est ça !

Je me demande pourquoi, avec toutes ces lois toutes aussi aberrantes qu'inutiles, et qui ne cessent de parasiter les journaux officiels, il n'y en a pas une seule pour réglementer l'installation des climatiseurs et l'interdiction de la pisse sur les balcons.

* il y a un vieux qui pisse sur le balcon.

PS : petit coucou à une fille que j'apprécie énormément, et dont j'ai plagié la signature sur un forum de discussion entre amis, pour en faire mon titre. C'est une phrase qui m'inspire ce que pourrait dire l'état à son peuple s'il osait s'adresser à lui ouvertement et en toute franchise.

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Charlotte 28/06/2009 10:53

Bienvenu chez les photographes du dimanche : Tous les 15 jours,le dimanche,tous les inscrits pourront publier,dans la communauté,une photo sur LE thème donné et pas un autre sinon je supprime l'article.34ème thème(5juillet): Ombres.

Simsim 27/06/2009 12:23

Tu ne restes pas longtemps en Algérie quand tu viens ?
Notre pays est très beau, mais l'état est une catastrophe ... la décennie noire n'y a rien changé, il faudra une guerre civile et du sang pour déloger ceux qui se plaisent tant dans les hautes sphères et les changer...

Je t'écrirai plus tard par mail ;)

Jacqueline 27/06/2009 12:07

Je lis avec délectation tes articles qui me confortent dans les idées que je me suis faites en parlant avec mes amis algériens.
Tu me parles d'une visite à la Casbah. Je pourrais te donner le téléphone d'un ami qui organise des visites guidées. Enfin si tu le dèsires...tu vois mon mail dans ton administration..ècris si tu veux!
Bonne journée!