Le covoiturage ... ça vous gagne !

Publié le par Simsim

Le covoiturage, ça, nous avons essayé ! Après quelques aller-retour Genève-Paris bien coûteux, on y a pensé pour réduire le coût de notre trajet préféré.

 

Une fois la date du séjour parisien fixé, j'ai créé un compte sur covoiturage.fr pour y proposer ce trajet. Oui, "point èf ér", car même au départ de Genève, ce sont les français qui sont spécialistes des bons plans, et non les suisses, dont le site e-covoiturage.ch ne propose même pas un Genève-Lausanne en temps de festivals !

Pas très sociables ni ouverts nos amis. Ne sont-ils donc que neutres ?!

 

Une fois la date et l'heure du départ fixées, j'ai mentionné le maximum d'infos sur notre trajet de covoiturage, pour éviter de recevoir des messages inutiles de demande d'infos. Après plusieurs demandes étalés sur une quinzaines de jours, et un échange téléphonique avec un certain Julien qui habite en France voisine, c'est sur lui que notre choix s'est arrêté.

Nous avons voulu ne prendre qu'un seul covoitureur histoire de tester, car nous restions un peu sceptique face à l'idée d'avoir des inconnus dans l'espace confinée d'un véhicule, et pendant 8 heures de route.

 

Le jour J, le RDV était donné à Balexert à 19h, sur le parking du grand centre commercial de Genève. Après quelques desagréments dûs au retard du candidat (il s'était trompé de station de tramway), nous avons enfin démarré vers 19h20 !

Ouf ... lassés de l'attendre, nous avions failli partir sans lui !! Et on aurait eu tord, car ce Julien s'avéra être une personne très sympathique et agréable, même si, un peu méfiant, silencieux, voire même gêné au départ, et jusqu'à la première pause où on lui a offert une canette de coca. Pschitt' !

 

Dans les airs de repos de l'autoroute, on avait l'impression qu'il avait peur qu'on l'abandonne au milieu de nul part. Même quand il allait au petit coin, il revenait très rapidement. C'est vrai qu'en étant le covoitureur titulaire du véhicule, on est en position de domination : on décide des moments de pause, du moment de départ, et du rythme de voyage tout simplement.

Pour moi et mon homme, c'est toujours une pause de 15 minutes chaque 2 heure. Il me semble que ça ne peut que faire l'unanimité de tous les voyageurs, et je l'avais même précisé sur la fiche de notre trajet. 

 

On a eu quelques soucis sur le trajet, vu qu'on voyageait de nuit.

Un -> je m'endormais. J'y pouvais rien ! J'ai dû faire une petite sieste de 20 minutes vers minuit, avec un grand bol de thé chaud, avant de reprendre le volant, les yeux écarquillée comme ceux d'un poisson.

Deux -> les autres conducteurs s'endormaient ! Et là, j'y pouvais rien non plus !!

Y en avait même un, dont la tôle du camion s'est frotté contre la barrière de sécurité, donnant des étincelles impressionnantes, et une grosse frayeur parmis mes passagers. Ca m'a convaincu une bonne fois pour toute de ne pas m'endormir au volant, et de rester prudente et concentrée !

 

Au court du voyage, Julien nous a dit que nous avions le tarif le moins cher de tous les autre covoitureur -seulement 35 Euros- alors que les autres affichaient tous plus de 40 balles pour le même nombre de kilomètres. On lui a expliqué que c'est le site qui a calculé les frais de chaque covoitureur pour nous, mais ça n'a pas répondu à notre interrogation : pourquoi les autres étaient plus cher ?

Ont-ils triché sur le coût du péage ?

 

Nous avons pas mal discuté avec lui. On a parlé des mentalités des Suisses, des employeurs, des travailleurs frontaliers, de la vie près d'une frontière, des montagnes, du ski, et des lacs. Ce fût intéressant et à la fois marrant d'écouter ses déboires de célibataire, vivant seul dans une région où les gens sont particulièrement distants, courtois et froids. Comment et ou trouver l'âme-soeur ? That's the question !

 

Une fois arrivés à Paris, fatigués, les paupières qui collent, il était déjà 3 heures. Et le métro était parti faire dodo, comme tous les gens normaux. Nous l'avions déposé près d'un arrêt de bus, où un pote à lui allait venir le chercher. "Ne vous inquiétez pas, c'est un chômiste insomniaque, il va pas tarder à arriver" nous a-t-il lancé, avant de nous faire un grand signe de la main. Au revoir !

 

Le covoiturage nous a permis de rencontrer une personne qu'on aurait jamais croisé dans la rue, et pour moi, il a cette vocation. Permettre des rencontres uniques et passagères !

En plus de réduire les frais du trajet (de 35 E dans ce cas), et de lui permettre de voyager à moindre coût (35 E au lieu d'un billet de train/avion au moins à 80 balles).

Au final, ça arrange tout le monde, c'est chaleureux et agréable. Nous n'avons pas hésité à renouveler l'opération pour le retour, et ça a été une réussite !

 

Le covoiturage, ça y est, on adopte. Désormais, à chaque fois que j'ai plus d'une cinquantaine de bordes à faire, j'inscris mon trajet sur -> Covoiturage.fr. Une adresse à retenir !   

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Amel Boualem 23/08/2010 09:30


Yvette -> oui, c vrai, il faut tomber sur le bon numéro, mais en général, quand on propose un trajet intéressant (comme Genève-Paris), on reçoit plusieurs demande, et on peut sélectionner après
plusieurs communications téléphoniques.


Amel Boualem 23/08/2010 09:28


Maite -> je pense qu'il faut être jeune pour apprécier les longs trajets, tout court :) mais moi j'avoue que je me sentirai plus rassurée en covoiturant avec des personnes de plus de la 50aine.


Yvette 08/08/2010 14:32


C'est une excellente idée que ce covoiturage, et puis ça fait une voiture de moins à rouler si tant est que la personne a une voiture. Ceci dit il faut tomber sur le bon numéro et est-ce toujours
le cas?
Merci de ta visite sur mon blog Amel, Yvette


maite 06/08/2010 11:32


Expérience très intéressante mais je pense qu'il faut être jeune pour tester le covoiturage sur de longs trajets. Merci de ta visite. Bon week-end. Maite


Amel Boualem 06/08/2010 11:25


C'était juste pour taquiner ;)

Le covoiturage, oui oui, vas y, c'est pas mal, choisis bien tes covoitureurs !!